Made in Dinan



Portrait d'ambassadeur

Le safran des faluns

Isabelle Caillé

Site Internet

Le safran des faluns : une épice Made In Dinan
 
Loin des idées reçues et de l’exotisme qui colle à l’image du safran, c’est bien dans son jardin tout près d’Evran, qu’Isabelle Caillé a installé sa safranière depuis 4 ans.
 
Une épice venue de l’Antiquité
 
Cette épice utilisée dans toutes les civilisations antiques a tout naturellement trouvé sa place dans cette terre de falun, car cette jolie fleur a besoin d’un sol drainant et argilo calcaire pour s’épanouir. En outre, notre Crocus Sativus a une végétation inversée, il lui faut les premières nuits fraîches de l’automne pour donner naissance à ses fleurs. La culture du safran est donc parfaitement impossible sous les tropiques, mais idéale dans le pays des faluns de Dinan.
 
Une micro-agriculture
 
Bien décidée à sortir des sentiers battus Isabelle amende donc sa terre avec du sablon des faluns et plante ses premiers cormes (bulbes) il y a 4 ans. Mais attention, ici pas d’hectares ou de tonnes, on parle bien de micro-agriculture voire de micro « culture » tant cette épice est chargée d’histoire. La production d’Isabelle se compte en gramme et en m², si bien qu’au démarrage son projet ne rentre pas dans les cases de l’administration ! Isabelle plante elle-même ses cormes et cueille les fleurs pour ne garder que les stigmates de cette épice qui vaut de l’or. En effet, il faut 180 fleurs pour faire 1 gramme de safran. Comme le vin, la récolte se fait entre octobre et novembre, Il s’agit d’un véritable travail de titan, car tout doit se faire à la main avec beaucoup de précaution.
 
Rondeur et profondeur
 
Une fois récoltés les stigmates vont sécher et pourront être consommés 6 semaines après la récolte. Comme pour le vin toujours, le safran peut aussi se faire désirer et se bonifier en gagnant en rondeur et en profondeur les 2 premières années. L’épice se conserve très bien si elle est gardée à l’abri de la lumière entre 15 et 16°. Les premières années passées, Isabelle Caillé voit plus loin et se rapproche de ses voisins pour proposer des circuits touristiques par exemple. Elle apporte aussi son aide et son expertise à de nouvelles safranières sous la bannière Safran des Faluns. Elle s’apprête enfin à augmenter sa production avec 14 000 bulbes supplémentaires de quoi ravir les gastronomes et les restaurateurs de Dinan, ses partenaires privilégiés.
Zoom sur le safran : derrière cette épice qui se décline du jaune orangé au rouge puissant, se cachent des croyances et des usages étonnants. C’est aussi pour cela qu’elle est tant recherchée. Côté cuisine, on la retrouve dans les paellas, dans les plats à base de poissons et de crustacés, mais aussi dans certains chocolats ou gelées. Isabelle Caillé propose d’ailleurs ses gelées à base de Safran à déguster sans aucune modération. Mais le safran a aussi des vertus médicinales et cosmétiques ancestrales. Hippocrate lui-même en utilisait pour stopper les douleurs dentaires, et la belle Cléopâtre en versait dans son bain au lait d’ânesse pour adoucir et colorer sa peau. Bref, le safran a tout bon !
 
Côté Made In Dinan : Isabelle Caillé revendique son appartenance au territoire, « le safran est une épice avec une très forte dimension culturelle non sans lien avec le passé riche de Dinan, c’est aussi pour cela que je parle de micro culture. Nous savons que les Romains consommaient énormément de safran, or la villa gallo-romaine du Quiou est à 2 pas. Le safran était aussi beaucoup utilisé au moyen âge dans toute l’Europe : on peut donc rêver à penser que l’or rouge figurait en bonne place de l’activité portuaire de Dinan… Et que le safran des faluns avec son épice Made In Dinan, fait aujourd’hui le lien entre le passé et le présent ».
 
Safran des Faluns www.facebook.com/safran.des.faluns